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"Les suppliciées du Rhône" de Coline Gatel

Mon ressenti – Présentation – Vidéo de l’auteure –
Lecture de octobre 2018

Ce livre m’a interpellée car il se passe à Lyon. On se retrouve entre décembre 1897 et janvier 1898. Les prémices de la médecine légale voient le jour de façon très atypique, mais il a bien fallu un commencement à cette pratique. 

– « Cessez donc vos enfantillages, Clarisse! Nous sommes ici dans un hôpital et vous avez été jusqu’ici une bonne aide, alors ne gâchez pas tout en vous donnant en spectacle aussi inutilement. Cette patiente va mourir, tout comme le petit qu’elle porte vient de le faire! C’est ainsi ! Nous ne pouvons pas faire de miracles. « 

Dans ce récit l’auteure se penche sur les avortements, autant vous dire qu’à cette époque beaucoup de femmes en mourraient. Et certaines de façon assez déplorable puisqu’elles sont retrouvées dans les vieilles ruelles glauques de la ville, d’où nos trois jeunes complices vont mener une enquête d’après les corps retrouvés. On se trouve bien dans un roman noir historique avec des crimes assez glauques. 
« L’immonde chair de ta chair… C’en était trop. Cette ultime torture sonna le glas des dernières volontés de la suppliciée. Elle ferma les yeux et se laissa sombrer dans les entrailles sans fond de l’inconscience bienfaisante. » 
Cette enquête sera menée sous les ordres et conseils du Professeur Alexandre Lacassagne, qui lui, a bien existé : 

« Professeur Alexandre Lacassagne – Source Wikipédia –
Alexandre Lacassagne, né à Cahors le 17 août 1843 et mort à Lyon le 24 septembre 1924, est un médecin français (médecin légiste et médecin expert auprès des tribunaux). Professeur à la Faculté de médecine de Lyon, il contribua à préciser la déontologie médicale et est l’un des fondateurs de l’anthropologie criminelle, dans la lignée de l’école italienne de criminologie (en) de Cesare Lombroso, dont il tentera plus tard de se distinguer.
En hommage à son apport, le conseil municipal de Lyon, en 1925, rebaptise en son honneur le « Chemin des Pins » Avenue Lacassagne, dans le 3e arrondissement. La 28e promotion de commissaires de police issue de l’École nationale supérieure de la police, entrée en fonction en 1978, porte également son nom. La promotion 1999 de l’École du service de santé des armées de Lyon-Bron porte son nom. La promotion 2017 de la Faculté de médecine Lyon-Est de l’Université Claude BernardLyon 1 porte son nom. »


C’est donc avec une écriture adaptée, des lieux connus, des termes du terroir que je me retrouve dans cette lecture des plus intéressantes. 
« Tu trouveras de quoi manger dans le placard. Il y a un peu de « barbotton » dans la casserole en fonte. » 

– « Un bouchon, je crois… oui, elle faisait à manger. Une de ces mères où on mange de bonnes quenelles. » 

L’atmosphère est sombre, dans cette ville, comme d’autre, bien des miséreux y vivent aussi. 
« Bernard regarda la table maintenant jonchée de miettes. – Si vous n’aimiez pas, ce n’était pas une raison pour tout gaspiller, grommela le serveur alors que Félicien payait la note. Y faut penser aux pauvres gens pour qui le pain est tout leur quotidien. » 

J’ai relevé bien d’autres extraits tout aussi intéressants et instructifs qui se déroulaient dans ces années là. 

Ce livre est nommé dans le genre « polar historique » je l’aurais bien rangé dans « thriller historique », il y a quand même pas mal de scènes assez dures, donc je dirais âmes sensibles s’abstenir, mais pour les amateurs du genre comme moi vous ne serez pas déçus. J’ai beaucoup aimé et suis très heureuse d’avoir pu lire ce récit, merci donc à #NetGalleyFrance et aux éditions #Préludes.

Présentation :


Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle. Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l’enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ? Entouré d’Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien
va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au coeur d’un Lyon de notables, d’opiomanes et de faiseuses d’anges. Jusqu’à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà
de ses limites.
Vidéo de Coline Gatel :

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