⁕ Roman noir

"L’aliéniste" de Caleb CARR

Mon ressenti – Extraits – Présentation – L’auteur – 
Lecture d’août 2019

Ce titre fait partie de ceux que je n’aurais pas acheté si l’on ne me l’avait pas conseillé, alors merci au salon Noir Vézère. Il est classé dans les romans policiers mais il faut savoir qu’il se passe dans la fin des années 1896 au début de New York. L’atmosphère est lourde, grise, engluée dans les bas-fonds de certains quartiers. L’enquête sera menée par un « aliéniste », Lazlo Kreisler, qui va s’entourer d’amis dont un chroniqueur criminel,  ainsi que d’autres personnes attachés à ses expériences. Le préfet, Théodore Roosevelt, sera l’instigateur de cette recherche hors du commun. Je suis assez éprise de ce style de récit où l’on ne voit le jour que lorsqu’on lève les yeux du livre.
  • « Note de l’auteur : Avant le XXe siècle, les malades mentaux étaient considérés comme aliénés, c’est-à-dire étrangers, non seulement au reste de la société mais aussi à leur propre nature. Les spécialistes qui étudiaient et traitaient leurs pathologies étaient connus sous le nom d’aliénistes. »
Les pouvoirs publics d’alors ne se sentent pas concernés par les meurtres barbares de jeunes enfants « particuliers ». Voilà pour l’histoire.
Il y a ici plus de 570 pages de recherches, de détails, précisions, perceptions sur l’âme humaine, mais aussi d’incroyables descriptions de cette Amérique à cette époque ainsi que la non considération de ses immigrés.
  • « Un paysage d’échoppes fermées par des volets coulissants défilait de part et d’autre de Delancey Street et semblait nous escorter vers le front de mer, juste au-dessus de Corlears Hook, les bas-fonds du Lower East Side, où se regroupaient les cahutes et les taudis les plus pouilleux. Une macédoine de cultures et de langages se combinait pour donner au quartier sa couleur immigrée… »
  • « Mais ici, rien ne semblait anormal, pas plus la danse du linge gelé que le ballet furtif des spectres qui désertaient les noirs pas de portes pour s’aventurer dans les allées obscures, vêtus de sombres hardes, foulant de leurs pieds nus l’amalgame verglacé d’urine, de suie et de crottin qui couvrait le sol… »
Un beau coup de cœur pour ce récit et son auteur, j’ai été emportée par l’histoire et l’écriture dès le début et je ne manquerais  pas d’aller farfouiller dans ses autres textes.
« Un monde digne d’Eugène Sue. Avec l’ombre de Sherlock Holmes qui plane, non loin de celle de Jack l’Eventreur. » Jean-Luc Douin.
Présentation :


New York, 1896… Un meurtrier sème les cadavres d’adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics… Révolté par tant d’indifférence, Theodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Laszlo Kreizler, spécialiste des maladies mentales, pour élucider ces crimes atroces. En les étudiant, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l’assassin et l’identifier.

L’auteur :


Né en 1955 à New York, Caleb Carr est le fils de l’un des grands noms de la beat generation, Lucien Carr. Il poursuit des études d’histoire avant de publier un premier roman en 1979. Spécialisé dans l’histoire militaire, ou encore ce qu’il appelle la  » violence organisée « , il se fait connaître par des essais et des articles en matière de diplomatie et de stratégie, avant de publier Le Diable blanc (1992 pour l’édition originale), un document biographique salué par ses pairs, et paru aux Presses de la Cité en 1999. C’est cependant vers le roman policier qu’il se tourne avec L’Aliéniste (Presses de la Cité, 1995), qui obtient le Grand Prix de littérature policière et le prix Mystère de la critique, et lui assure d’emblée une place parmi les maîtres du genre. Menée par Lazlo Kreizler, pionnier de la psychiatrie, l’enquête policière se mue en une recherche sur les racines de la violence. Avec L’Ange des ténèbres (Presses de la Cité, 1998), suite des aventures de L’Aliéniste, il nous livre, en même temps qu’un grand roman de psychologie criminelle, un fascinant tableau de New York. Après un thriller d’anticipation, Le Tueur de temps (Presses de la Cité, 2001), et un essai sur les attentats du 11-Septembre, Les Leçons de la terreur (Presses de la Cité, 2002), Caleb Carr ressuscite Sherlock Holmes dans Le Secrétaire italien (Presses de la Cité, 2006).

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