⁕ Drame

"Aux animaux la guerre" de Nicolas MATHIEU

Mon ressenti – Extrait – Présentation –
Lecture de septembre 2019

Ce roman va faire partie de ceux qui m’ont fait mal, mal au cœur, aux tripes. Du jour au lendemain, à l’annonce d’une fermeture d’usine, les Hommes vont se déchirer. On peut facilement comprendre ce qui arrive aujourd’hui, dans notre société, quand tout part en dérive. L’auteur part dans l’extrême de ce que l’Homme peut faire, dire, pense, lorsqu’il perd tout son pouvoir de vivre décemment. Mais peut-on en vouloir à ceux qui sont « différents » parce qu’ils n’ont pas les mêmes contrats de travail, parce qu’ils n’ont pas la même couleur de peau. Je crois que c’est ce qui m’a le plus peinée dans toute cette histoire.
  • « Les ouvriers en CDI avaient passé leur temps à casser du sucre sur le dos des intérimaires et maintenant qu’on leur retirait leur précieuse usine, les voilà qui faisaient du sentiment. Quelle bande de connards. »
La cible n’est pas la bonne. Outre ce côté du récit il y a Rita qui va vivre une histoire peu commune, rencontrer les personnages qui vont faire de sa vie un enfer. Elle aussi se trouve à la mauvaise place. Chaque chapitre va être raconté par un personnage différent que l’on va suivre au fil du roman. L’auteur nous décrit ce que certains peuvent avoir de pire en eux, pour sortir la tête de l’eau. Je pense que chacun doit réagir à cet écrit différemment, selon son vécu. Pour ma part c’est chagrinée et triste que j’en ressort, je l’ai peut-être pris trop à cœur. Un roman noir, dramatique qui m’a chamboulée, parce que si près de la réalité. Merci Virginie.
Présentation :

Une usine qui ferme dans les Vosges, tout le monde s’en fout. Une centaine de types qui se retrouvent sur le carreau, chômage, RSA, le petit dernier qui n’ira pas en colo cet été, un ou deux reportages au 19/20 régional et puis basta. Sauf que les usines sont pleines de types dangereux qui n’ont plus rien à perdre. Comme Martel, le syndicaliste qui planque ses tatouages, ou Bruce, le bodybuilder sous stéroïdes. Des types qui ont du temps et la mauvaise idée de kidnapper une fille sur les trottoirs de Strasbourg pour la revendre à deux caïds officiant entre Epinal et Nancy. Une fille, un Colt.45, la neige – à partir de là, tout s’enchaîne. Aux animaux la guerre, c’est le roman noir du déclassement, des petits Blancs qui savent que leurs mômes ne feront pas mieux et qui vomissent d’un même mouvement les patrons, les Arabes, les riches, les assistés, la terre entière. C’est l’histoire d’un monde qui finit.

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