⁕ Drame, ❤ Coup de cœur ❤, post-apocalyptique

« Et toujours les forêts » de Sandrine COLLETTE

Lecture de septembre 2020 ➡

Editions de l’épée – 214 pages – Kindle –

🌸🌸🌸🌸🌸

Et toujours plus fort, plus rude, plus rapide même dans la lenteur du temps qui passe… Un beau coup de cœur pour ce récit qui nous explose en pleine figure de par cette écriture que l’auteure maîtrise sur la pointe des doigts.

Que de courtes phrases pour nous décrire cette déchéance après l’apocalypse, avec Corentin en personnage principal, qui essaiera par tous les moyens en sa possession de faire face à l’inconcevable. Un drame très noir, la rugosité à l’approche de Corentin et de Mathilde font de ce roman très dur une histoire impressionnante. J’ai même cru le lâcher au milieu pour faire une pause et pourtant il m’en faut beaucoup. Mais l’auteure sait excellemment nous mener sur les faits, il n’y en fallait pas plus. Les premières pages vont donner le ton et ne plus le lâcher.

« Pourquoi elle ne l’avait pas abandonné à la naissance, elle ne se l’expliquerait jamais. Elle passerait sa vie à regretter de ne pas l’avoir fait. Quelque chose l’avait retenue. Peut-être l’immense solitude. Peut-être le refus qu’ailleurs, l’enfant puisse être aimée, avoir une belle existence… »

« Les morts, c’étaient les autres, et les autres, Corentin s’en foutait. Il s’obligeait. Il n’y avait pas de place pour la désolation, il fallait garder ses forces pour soi. »

Du post-apocalyptique qui fait froid dans le dos, qui hérisse le poil. Les phrases saccadées, sèches nous entraînent inexorablement dans le fond du seau. Je ne raconterais rien sur l’histoire, à vous de la découvrir. Seulement happée par ce texte sans en ressortir indemne… Et après alors! Quelle claque j’ai pris…

Ceci est le neuvième roman que je lis de cette auteure, et je me délecte à chaque fois.

✔ Présentation

Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser.
Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau.
Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente.
Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin.
Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul.
Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts.
Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

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